Test de Paternité

Test de Paternité

Aspects à tenir en compte lorsque nous pensons commander un test de paternité 3 juillet 2018

Avant de plonger dans le sujet, il est important de préciser que la personne qui écrit ce post n'est pas un professionnel de la loi ou de la psychologie. Ce post est écrit à partir de l'expérience de quelqu'un qui a travaillé chez DNA Solutions pendant plus de 15 ans et qui, pendant tout ce temps, a vécu des situations très différentes avec des clients que nous ont contactés pour effectuer un test de paternité ou simplement pour en demander des informations.

Il faut également noter que le test de paternité et le test de maternité sont, du point de vue administratif et scientifique, identiques. Cependant, puisque le test de paternité est de loin le plus commun des deux, nous voulons nous concentrer aujourd'hui sur celui-ci.

Pourquoi faire le test de paternité ?

Il y a deux raisons principales pour lesquelles on demande un test de paternité. La première est de vouloir prouver à quelqu'un qu'un fils ou une fille est le nôtre, c'est-à-dire, nous sommes sûrs du résultat que nous obtiendrons et nous avons simplement besoin d'un test pour le montrer à une autre personne. La deuxième raison, et la plus habituelle, est que nous sommes la personne qui a les doutes.

Dans le premier cas, nous ne faisons face à aucune incertitude, nous savons bien que le résultat sera positif ou négatif (cela dépend toujours de la situation) et nous effectuons le test en toute tranquillité à cet égard. Il est fréquent que ce soit la mère biologique qui demande le test dans ce cas, soit pour prouver au père biologique, soit à la famille du père, que l'enfant est bien de lui.

Le deuxième cas, dans lequel la personne demandant l'analyse est également la personne qui a le doute, est généralement plus complexe. Certainement, il s’agit d’une situation qui n'est pas facile à affronter en raison des implications que le résultat peut avoir. Parce que quand on commande un test de paternité, on doit réfléchir aux conséquences que cela aura sur la vie des personnes concernées : père, mère et enfant, surtout si cet enfant est mineur.

Choses auxquelles il faut penser avant de commander le test de paternité

Peut-être, pour quelqu'un qui voit la situation de l'extérieur, la première chose à laquelle il ou elle pense est les conséquences légales. Du point de vue du père présumé, si le résultat est positif, je dois m’occuper de cette personne, payer son soutien si je n’habite pas avec la mère et, de plus, cet enfant peut porter mon nom de famille ; si le résultat est négatif et que je m’occupe déjà de cet enfant, alors, je ne dois plus payer et, s'il est enregistré avec mon nom, je peux demander une modification. De plus, si le résultat montre qu'il y a eu une infidélité, cela peut aussi impliquer la rupture d'un couple : séparation et divorce.

Il est important de rappeler, en tout cas, que nous parlons du test privé, celui que nous offrons, et qui ne peut pas être utilisé à des buts légaux (par exemple, pour demander le changement du nom de famille), mais cela nous permet de savoir à l'avance quel sera le résultat d'un test légal si nous le faisons finalement pour avoir une preuve « officielle ».

Les implications affectives sont, pourtant, plus importantes dans la plupart des cas, surtout si le résultat est négatif et si une relation a été déjà créé entre le père et l'enfant, ou bien avec d'autres membres de la famille. Si le résultat est positif, nous devons nous demander si nous voulons établir ces liens émotionnels ou pas, en tenant en compte, en plus, qu'il y a deux parties dans cette équation - père et fils - et que, peut-être, le père s’impliquer dans le la vie de l'enfant d'un point de vue affectif, mais le fils ou la fille, ou la mère, n'en veut pas. Il peut s'agir, sans doute, d'une situation extrêmement compliquée qui, parfois, peut nécessiter l'aide d'un psychologue ou d'un travailleur social.

Nous devons alors nous demander : « Quand et pourquoi faire le test de paternité ? »

Pas tout le monde est préparé psychologiquement et émotionnellement à faire le test de paternité ou, plutôt, à faire face au résultat que nous ne voulons pas recevoir lorsque nous commandons le test de paternité. C'est pour cela qu’il est parfois important d'attendre, et nous recommandons ça justement aux personnes qui semblent être dans cette situation. Dans le cas où c'est le père qui a le doute, comme si c'est le fils ou la fille déjà majeur, parfois il faut ne pas trop courir : il vaut mieux arrêter et réfléchir, partager les doutes avec d'autres personnes qui peuvent nous aider à évaluer ce qui est meilleur pour nous, considérer également si le test est la seule option pour nous. Parce que, après tout, c'est une question de priorités.

Connaître la vérité est la priorité absolue pour la plupart de nos clients, au-delà de toute implication juridique ou émotionnelle. « Je veux juste savoir la vérité, elle continuera à être ma fille » ou « Il m'a élevé et alors il sera toujours mon père, peu importe ce que le résultat dira, mais j'ai besoin de savoir », sont des choses que les personnes qui nous contactent nous disent d’habitude, des personnes qui passent un moment difficile, qui ont souffert pendant des mois ou des années parce qu'ils portent cette lourde question qui ne leur permet pas de faire face comme ils le voudraient à de nombreuses situations dans leur vie : est-ce que mon fils est vraiment mon fils ? Est-ce qu’il est vraiment mon père ?

En effet, connaître la vérité peut être un soulagement pour beaucoup de raisons, mais cela peut aussi être un problème. En fait, il y a des pays, même en Europe, où l'accès au test de paternité est assez restreint, car leurs lois sont basées sur la prémisse que si un père fait le test et qu'il s'avère qu'il n'est pas le père, il peut arrêter de s’occuper de cet enfant, ce qui pourrait entraîner la détérioration de ses conditions de vie. C'est une raison parfaitement valable centrée sur la protection économique de l'enfant. Mais avons-nous pensé au bien-être psychologique et émotionnel de l'enfant (nous laissons le père de côté pour un moment) ? Devrions-nous aussi y penser ?

Connaître la vérité ou ne pas connaître la vérité, telle est la question

Dans la longue histoire de notre entreprise, nous avons rencontré des cas très tristes d'adultes, même des personnes âgées, qui ont vécu avec ce doute la plupart de leurs vies. C'est le secret de famille typique dont personne ne parle mais qui tout le monde connaît. Parfois ce sont des personnes avec de vrais traumatismes (et je n'ai pas eu l'intention d'utiliser ce terme comme une évaluation psychologique, mais avec le sens que toute personne non professionnel de la psychologie lui donnerait) : des gens qui ont même voulu attendre que son père (ou sa mère) soit décédé pour ne lui causer aucune peine, quand ils vivent eux-mêmes dans un doute constant ; des fils ou des filles auxquels leur père ou leur mère, juste avant de mourir, confesse qu'ils ne sont pas sûrs d'être leurs vrais parents ; des fils ou des filles qui se sont sentis traités différemment par leurs parents parce qu'ils pensaient qu'ils n'étaient pas les vrais parents. La casuistique est innombrable.

Bien que nous voulions l'éviter, les rumeurs peuvent toucher d'autres personnes, même celles que nous voulons protéger à tout prix. Bien que notre amour pour cet enfant soit immense, nous sommes humains et nous ne sommes pas toujours capables de contrôler notre comportement : cela pourrait être plus facile quand il s'agit d'un bébé, mais nous devons aussi penser au futur et à ce qui arrivera quand le bébé grandira et deviendra un adolescent qui expérimentera nos limites. Nous pouvons aussi garder un profond ressentiment envers d'autres personnes dans notre environnement familial, nous sentir mal avec nous-mêmes et les faire se sentir mal à eux, et nous ne pouvons même pas savoir avec certitude si nous en avons une raison ou pas.

Dans le pire des cas, la question peut rester non résolue parce que le père ou la mère est décédé, parce qu’on ne peut ou qu’on ne veut pas exhumer ou parce qu'il n'y a pas d'autres membres de la famille avec lesquels comparer l’ADN (heureusement, il y a d’autres tests pour vérifier la paternité ou la maternité lorsque le père ou la mère ne sont pas disponibles, mais nous en reparlerons à une autre occasion).

Bref, de nombreux facteurs doivent être pris en compte (ceux qui dépendent de nous et ceux qui dépendent des autres), et il y a autant de chemins pour arriver (ou non !) au test de paternité que des personnes avec ce doute. L’essentiel est d’en trouver le nôtre.


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